PREFACE DE
L’AUTEUR
Allah (SWT) m’a
beaucoup comblé de Ses bienfaits pendant mon séjour aux
Etats-Unis en facilitant mon intégration au sein de la
communauté musulmane américaine, soit à travers le voisinage,
soit encore par notre travail ensemble dans plusieurs
occasions et activités. Je loue Allah et Le glorifie comme Il
le mérite pour Ses bienfaits énormes, qui ont contribué à
améliorer ma connaissance et surtout à me préoccuper de ma
réligion. Mon exemple reste valable pour plusieurs musulmans,
qui, bien que venus dans ces pays pour la recherche du licite,
ont été la cause – grâce à Allah – de guidance vers le
bien.
Les
personnes que je vous propose de faire le récit
de leurs histoires, bien que faisant parti de la minorité
musulmane en Amérique, elles ont laissé, par leurs bonnes
actions, des grands impacts sur eux-même, ainsi que sur ceux
qui les entouraient. Il était donc nécessaire pour celui qui
les a vécu, d’enregistrer leurs histoires et de les
transmettre aux autres musulmans.
En
effet, l’impact que cette religion laisse dans les cœurs de
ses partisans effraie les non musulmans aux Etats-Unis;
il transforme les plus mauvais et farouches criminels dans les
prisons, en des hommes engagés et respectueux. Ce qui explique
l’autorisation et l’encouragement des services pénitenciers à
choisir des Imams pour les prisonniers musulmans. Nous
trouvons ainsi dans toutes les villes d’Amérique ces nouveaux
convertis qui représentent – grâce à Allah – un idéal pour
beaucoup de musulmans venus dans ces pays, ajouté à leurs
efforts pour répandre l’Islam.
Lorsque
j’enseignais les mathématiques dans une école américaine,
j’avais avec moi dans ma section une juive appelée «Cindy».
Les professeurs de la section avaient l’habitude de se réunir
à la fin de chaque trimestre pour un dîner de gala, profitant
ainsi de l’occasion pour se divertir après tant d’efforts
fournis tout au long du trimestre. Cependant je n’y prenais
pas part, car le repas préparé était composé de la viande
hachée de bœuf et autres. Sauf une seule fois lorsqu’ils ont
accepté ma proposition d’apporter personnellement la viande et
d’en supporter la charge. Pendant ce repas, j’ai dit à Cindy:
«J’espère que tu es contente de consommer cette fois-ci
quelque chose de licite?» puisque je savais que les Juifs ne
consomment pas la nourriture des chrétiens qui n’égorgent pas
selon leur religion. Mais elle m’a répondu: «Je n´accorde
aucune importance sur ce jarre de choses, je mange même la
viande du porc, je suis une mauvaise juive». Jusqu’ici, j’ai
changé de sujet, lui posant la question de savoir sur
les raisons de son absence aux activités liées aux
mathématiques et à l’art qu’organise l’école chaque soir et
dont la présence de tous les professeurs est impérative. Avec
tout son courage, elle m’a répondu: «l’école ne peut pas
m’imposer à prendre part à ces activités, surtout que je suis
occupée par d’autres choses que je fais volontairement depuis
plusieurs années ; j’amène mes enfants et ceux de mes
voisins juifs à l’école juive trois fois par semaine, comme je
les amène à toutes les activités
religieuses».
J’étais
vraiment étonné de cette femme ; du fait qu’elle enseigne
officiellement les mathématiques et ne finit sa fonction
qu’après trois heures et demi, et le trajet qu’elle fait à chaque
jour de sa maison pour l’école lui prend quarante et cinq
minutes à l’aller comme au retour. Elle dirige aussi la
société immobilière de son mari travaillant au Ministère de la
défense «Pentagone» à Washington, et elle est responsable de
sa famille, de ses enfants, et de sa vie personnelle. Et
malgré toutes ces préoccupations, elle aide volontairement
l’école juive en y amenant les enfants. Et avec tout ceci,
elle se voit négligeante, voir une «mauvaise juive» selon ses
propres termes. D’ici, j’ai réfléchi sur mon état et celui de
plusieurs musulmans bien que se croyant engagés, qui ne font que très peu
pour la religion. Malgré ce grand fossé qui sépare la vérité
du mensonge entre nous et eux.
En
conclusion, je remercie Allah qui m’a facilité la rédaction de
ces pages, et Lui demande d’aider tous ceux qui ont contribué
pour son élaboration, ainsi que les lecteurs. Ensuite je
remercie ma femme Dr Sophia Ahmad pour le soutien qu’elle m’a
apporté durant ce travail. Mes remerciements vont aussi à
l’endroit des frères: Dr Muhammad Ilias, Muhammad Aminou Doud,
Ibrahim ben Ahmad Hachim, et Muhmmad Zahidoul-Islam de
l’Université Islamique de Médine, qui m’ont beaucoup aidé avec
leurs efforts et conseils précieux pendant l’élaboration de
cet ouvrage. Tout en demandant à Allah qu’Il fasse de mon
œuvre une œuvre saine et acceptable.
Que
le salut d’Allah et Sa paix soient sur notre prophète Muhammad
(r),
sa famille et ses compagnons.
IMTIAZ AHMAD
M.
Sc., M. Phil.
(London)