SUZANNE
(Une
mère américaine qui applique l’Islam avec ses enfants dans
leurs vies quotidiennes)
Suzanne
était une chrétienne, mariée à Abdoul Kâdir, un frère musulman
de Birmanie, résidant à Maryland, directeur d’une société de
fabrication de chaussures. Il accomplissait avec nous parfois
la prière dans la mosquée de Laurel, surtout les dimanches
pour assister aux cours dispensés en ce
jour.
Un
jour, Abdoul Kâdir m’a fait part de ses difficultés avec sa
femme qui avait mis au monde deux jumelles, dont leur avenir
étaient très inquiétant religieusement, car il avait essayé
plusieurs fois de convaincre sa femme à s’islamiser, mais ses
efforts sont restés caduques. Et elle refusait fermement de
venir à la mosquée. Je lui ai proposé de me rendre visite avec
sa femme à la maison, peut-être se sentira t-elle plus à
l’aise avec ma femme et fera la connaissance de l’Islam. Cette
idée a acquis son approbation, car elle a commencé à
s’intéresser à l’Islam, et s’est enfin décidée de venir suivre
les cours à la mosquée.
Pendant
l’une de ses visites à la mosquée, alors que je commentais
quelques versets du Saint Coran, elle a posé une question.
Mais avant que je ne lui reponde, un des assistants lui a
répondu très durement, et elle s’est mise à pleurer, et son
mari l’a amené chez elle. Lorsque j’ai rencontré Abdoul Kâdir
je lui ai demandé les raisons des pleures de sa femme. Il m’a
fait savoir que Suzanne a senti de la réponse à sa question
un certain
mécontentement, et elle ne veut pas déplaire à qui que
ce soit, et elle préfère ne plus revenir à la mosquée.
Il
semble que Suzanne n’était pas habituée à entendre parler
d’autres peuples, surtout ceux de la péninsule indienne comme
moi, car en réalité, je sais que le frère qui a répondu à sa
question n’était pas furieux. Alors j’ai dit à Abdoul Kâdir
d’informer sa femme que c’était notre manière de s´exprimer,
nous les gens d’Inde et de Pakistan; nous avons toujours l’air
d’être un peu dur dans nos causeries, et on peut penser que
nous sommes mécontents. Et que le frère qui a répondu à sa
question n’était pas fâché contre elle.
Il
semble qu’elle fut convaincue, et est revenue à la mosquée,
tout en étant régulière aux cours, et a profité pour
poser plusieurs
questions, ainsi donc qu´il a pris contact avec plusieurs
soeurs qui l’ont beaucoup encouragé à apprendre plus de
l’Islam. Allah l’a enfin guidée, et elle s’est décidée de
s’islamiser, louange à Allah. Après, elle a vécu avec son mari
une vie islamique, et s’est choisie le nom de “Saidah” pour
prouver ainsi sa prospérité après sa guidance à l’Islam.
Parce
que son islamisation était par conviction et connaissance,
elle s’est mise à mettre en pratique tout ce qu’elle apprenait
de la religion; elle portait régulièrement son voile en
sortant de sa maison sans se soucier des critiques de ses
voisins non musulmans. Elle voilait aussi ses deux petites
jumelles de voile chaque fois qu’elles se rendaient à l’école
primaire, malgré leur bas âge. Et lorsqu’on lui fit savoir que
les fillettes ne sont pas obligées de porter le voile et que
leurs amies pourraient se moquer d’elles, elle a répondu qu’il
fallait les habituer à cela dès le bas âge afin qu’elles
grandissent avec cette habitude, surtout que le respect des
principes islamiques s´initie dès le bas
âge..
Il
était très impressionnant de voir Saidah avec ses deux filles
habillées selon les normes islamiques lors de leurs sorties.
Elle était aussi pratiquante au point que son mari avait honte
de lui-même et disait que nous qui sommes nés dans l’Islam
n’appliquons pas notre religion, car nous croyons que cela est
chose facile, au contraire de ceux qui ont connu l’égarement
avant de trouver le bon chemin. Ici, nous ne pouvons que
rappeler la parole d’Oumar ben Khathab qui disait: “Ne connaît
la valeur de l’Islam que celui qui a goûté à la
perdition”